Meet the LOUFOVSKY

Ce que j’ ai commencé à voir c ‘était une grande demeure, et un grand couloir. Et sur les murs de ce grand couloir tous les portraits de cette famille surréaliste.
Imposants mais touchants, fiers mais fragiles.

 Un artiste pas comme les autres et une expo qui m’a transportée dans un autre monde.

Hier, j’ai voyagé et visité, le temps d’un vernissage,  le manoir des  Loufovsky.

L’instant  d’un tour de scène,  j’ai aussi et surtout été émerveillée par les portraits d’une famille morbidement belle & surréaliste.

Entrevue entre rêve et réalité  avec Varial ,  l’artiste derrière les portraits.

♦  Comment t’es venue l’idée d’une telle exposition?

Au départ les deux galeries partenaires voulaient exposer mon projet de clowns. J ‘ai proposé de créer quelque chose de nouveau pour cette occasion de première exposition solo.

♦ Comment s’est dévellopé le concept, quelles ont été tes influences ?

Je suis un portraitiste, un peu spécial certes mais j aime les gens, les visages, les expressions..la dynamique qui se crée avec un modèle pendant la séance de portrait, j’adore ce processus.

Beaucoup de mes projets personnels sont orientés autour des visages, le tout dans un esprit surréaliste, ou monde parallèle.
Alors déjà au mois de novembre des les premières discussions avec les galeries et l ‘excentris, je savais que je voulais encore faire du portrait.
Quand je crée, je ne sais pas ou je m’en vais, car j’expérimente tout au long du processus.

L’ idée s’ est enrichie au fur et à mesure. Évidemment le concept famille est très rassembleur quand tu présentes une série de portraits. Mais la ça prenait tout son sens.
Ce que j’ ai commencé à voir c ‘était une grande demeure, et un grand couloir. Et sur les murs de ce grand couloir tous les portraits de cette famille surréaliste.
Imposants mais touchants, fiers mais fragiles.
D’ou les cadres, car ils font partie intégrale de la pièce finale.

♦ Entre toile et photographie ton ♥ balance?

C’est plus qu’une toile ou un travail photographique, c’est pour moi un objet qui témoigne d’un temps improbable, des époques imaginaires et des histoires.

♦ Les Loufovsky….

J’aime raconter des histoires,  et cette fois ci c’est celle des Loufovsky. Ils sont vivants ert réels malgré leur improbabilité.

Loufovsky parceque loufoques ( euh fallait pas le dire peut-etre haha)

Petite histoire derrière la famille L & toutes les toiles en photos ici.

♦ En quelques mots : la technique utilisée ?

La technique est une notion très large pour moi.
Elle englobe autant les outils dont on se sert, la maitrise que l’on développe, mais aussi et surtout l’angle d’approche que l’on prend.  Où je me place, dans le processus de création.
Ma vraie technique c’est toujours celle d’explorer et de jouer avec les outils à disposition, de chercher aussi à les amener autre part, de se servir des choses avec un angle différent.

Transposer. Technique = Approche

 Je viens de photoshop que j ai découvert en 98, et je me suis tout de suite acheté une tablette graphique, parce que je faisais beaucoup de dessin. J’aurai aimé être un peintre, mais n’avais ni le talent et ni la patience…et pourtant, aujourd’hui il m’en faut beaucoup devant l’ordi ! La photographie a été depuis le début ma base de travail, sans être pour autant un photographe de studio, ce qui s ‘est fait petit à petit.

♦ L’atmosphère et la morbide beauté des pièces nous rappellent un peu l’univers de Coraline entre autres, mais aussi les films du grand Tim Burton. Ce genre t’a t-il influencé? Quels sont les  genres cinématographiques que tu apprécies?

Ma culture visuelle est d’abord celle de la peinture surréaliste, de l’illustration et du dessin, je parle de ma jeunesse la , vers les 20 ans j’ai élargi mes horizons vers la photographie.
Mais nous avons tous des affinités plus ou moins fortes avec tel ou tel genre, et j’avoue que j’aime le futuriste classique.  Des films comme Brazil ou Blade runner sont de vraies références, pour leur direction artistique, leurs décors ( qui sont des peintures, les premiers matte paintings de grande qualité) ou des artistes comme Bilal ou Moebius en dessin et Dali évidemment en peinture.
Quant à Tim Burton, c’est un créateur d’exception, et être associé à son nom est un grand honneur, j’aime tout de Tim Burton. Comment ne pas aimer en même temps…
Et ce qui est très drôle, c’ est que je me suis efforcé de ne pas faire du Tim Burton.
Pas facile hein !

♦ Projets futurs?

Travailler avec Tim Burton ? hahaha…Imagine !J’ai toujours plein de projets personnels en cours.
Aujourd ‘hui j ‘ai un agent et une galerie d’exception,  l’eXcentris,  à ma disposition,  puisque mon agent reprend la galerie de l’eXcentris.
Alors le futur proche c’est de continuer à faire la vente du projet Loufovsky, de voir ou je peux l’amener.  L’exposition est là pour un mois, c’ est maintenant que ca commence je te dirai….
Puis d’ici quelques mois présenter à l’ eXcentris une nouvelle exposition, totalement différente, c’est un projet de paysages, surréalistes, que j ai commencé il y a un an….

Sinon je continue à travailler pour le milieu culturel, affiches, pochettes d’album,  web, video, stopmotion, publicité aussi….
J’essaye de garder un équilibre financier qui me permet d’investir de ma poche et de mon temps dans des commandes créatives et artistiques et des projets personnels en faisant du travail plus commercial en parallèle.
Pour moi le commercial c’est aimer rendre service par ses compétences et son professionnalisme.
Le reste c’est se faire plaisir et faire plaisir aux autres dans la création.
Voyages, musique, images, amis…tout ca en même temps serait un monde idéal.
 

♦ Toiles série précédente : Clowns

MERCI Varial d’avoir consacré du temps à cette entrevue, je te souhaite tout le succès que tu mérites! Vive la différence!

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3 réflexions sur “Meet the LOUFOVSKY

  1. super intéressant, mais ce n’est pas tant un aspect morbide qui se dégage des oeuvres ici mises en ligne qu’une distorsion de l’espace/temps (à la Dali), des lignes compressées (je pense à Munch), un aspect clownesque évoquant Slava (le tragi-clown russe) et certaine nuances gothiques (pour l’emploi des blancs purs). Du moins, c’est ce que je vois, sans Tim Burton à l’horizon. Les couleurs de ce dernier me paraissent trop éclatantes, voire disneyennes, comme dans son Alice au Pays des… déceptions. Tim Burton avait d’ailleurs commencé sa carrière dans les studios Disney.

    • Merci pour ce commentaire super intéressant Micheline 🙂 Je suis d’accord concernant Dali et Munch, mais je vois qd même et encore dans ces portraits, une certaine morbidité : Les personnages me donnent l’impression de balancer entre la vie et la mort et les couleurs frolent elles aussi le cadavérique. Tim Burton a évoqué ces thèmes et au eu recours à cette « atmosphère » souvent et plus évidément dans Corpse Bride par ex. , c’est à ceci que je fais un peu référence. Ce que je trouve aussi super intéressant c’est la beauté et la finesse qui se dégagent de chacun des portraits et ce, malgrè cette atmosphère un peu croque-mort.

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